Municipales 2014 : l’avenir de l’eau à Rennes. 5 questions du Collectif eau aux candidats

Nous vous invitons au débat sur l’eau : cliquer sur ces liens pour découvrir l’avenir de l’eau à Rennes vu par  :

Rennes-Bretagne-Europe

Démocratie communale

Changez la ville

Solidarité & progrès

Rennes créative & solidaire

Lutte Ouvrière

Le Collectif Eau Pays de Rennes pour une gestion publique de l’eau oeuvre depuis plusieurs années pour assurer un vrai débat public pour la gestion du service public de l’eau. Nous rassemblons des citoyens et des forces associatives et politiques qui ont adopté la charte du collectif.

Depuis 2010, le Collectif Eau du bassin rennais a alerté les citoyens par plusieurs réunions publiques, une exposition et de nombreux communiqués dans la presse locale avec plus de 6000 signature pour une régie publique de l’eau. Nous déplorons ne pas avoir été entendu sur nos deux revendications principales  :                    – l’organisation d’une consultation des usagers de l’eau, comme l’ont fait plusieurs grandes villes.                           – la mise en place d’une régie publique pour la gestion de l’eau.

Fin 2012, anticipant de deux ans le choix d’un nouveau mode de gestion de l’eau, mais sans donner le temps du débat et d’un choix démocratique, l’exécutif de la Ville de Rennes a opté pour une délégation à une SPL(Société commerciale par action,  Publique  Locale), contre la DSP actuelle à Véolia. L’option Régie publique n’était pas proposée, la régie métropolitaine était exclue.

La « SPL Eau du Bassin Rennais » dite publique et locale, qui va « internaliser » les services de production et distribution de l’eau, est encore une forme de délégation écran qui offrirait beaucoup de souplesse (pour privatiser à terme?), mais ne permet pas de nous assurer :                                                                                                 – que les excédents réalisés (sur nos contributions d’usagers) seront strictement réservés à l’investissement en faveur du service de l’eau et de la qualité de l’eau…                                                                                                               – qu’un contrôle décisif des usagers et des salariés des services de l’eau sera possible.


Publié dans Non classé | Commentaires fermés sur Municipales 2014 : l’avenir de l’eau à Rennes. 5 questions du Collectif eau aux candidats

Lettre ouverte à M. Delaveau et à M. Hervé

Lettre ouverte du Collectif Eau Pays de Rennes à M. Delaveau, Maire de Rennes et à M. Hervé, Président du SMPBR

Rennes le 4 janvier 2013

Monsieur le Maire de Rennes, Monsieur le Président du Syndicat Mixte de Production du Bassin Rennais,

A la suite de la réunion du 24 Octobre «sur les modes de gestion de l’eau de Rennes et alentours» (organisée par la Maison de la Consommation et de l’Environnement, le Syndicat Mixte de Production du Bassin Rennais et la Ville de Rennes) et du débat du 20 Novembre que le «Collectif Eau du pays de Rennes» a organisé et qui a réunit plus d’une centaine de personnes, nous nous félicitons de l’orientation des élus vers une sortie de la Délégation de Service Public (DSP) à Véolia et pour la reprise en gestion directe de l’essentiel du service de l’eau, options pour lesquelles notre collectif a milité.

Cependant nous pensons que la question de la gestion de l’eau mérite un plus large débat, car beaucoup de questions restent en suspens&:

  • Pourquoi la piste d’une Régie Publique pour la Production et d’autre part pour la Distribution n’a-t-elle pas été présentée comme un scénario de référence? Les arguments développés nous sont apparus très légers et montrant peu de volonté politique, au nom d’une complexité supposée&: redéfinir le périmètre d’une régie pour l’ouvrir à de nouvelles collectivités est toujours possible.
  • Pourquoi, alors que le prix de l’eau sur le territoire du SMPBR montre de telles disparités, ne pas étudier les avantages financiers qu’apporterait le passage en Régie Publique&? et par là même convaincre, relativement facilement l’ensemble des communes de rejoindre l’organisation la plus économe. En rappel, si le prix de l’eau est faible à Rennes, c’est essentiellement dû au coût réduit de l’assainissement qui est en Régie Publique.
  • Quelles vont être les conditions de sortie de la DSP? Au regard de la reconduction du contrat en 2004 à Véolia, il n’apparaît pas d’exigences fortes en matière de preuves apportées par le délégataire pour le rendement du réseau, l’entretien des canalisations, les changements de compteurs, les produits financiers non transparents (inexistants même dans les comptes fournis dans la plupart des communes en DSP). Véolia semble toujours prêt à proposer de meilleures conditions que le contrat précédent, n’est-ce pas surprenant&?

-Quel que soit le mode de gestion qui sera choisi, quelles garanties donnerez-vous aux usagers de l’eau dans le contrôle de la gestion&? Sur la qualité d’abord&? Sur le prix&? Sur l’utilisation des excédents qui pourraient être dégagés? Quelle place aux représentants des usagers, des salariés&? Trop de scandales ont éclaboussé la vie politique ces dernières années pour que nous n’exigions pas des garanties de transparence dans la gestion. Voix consultatives ou voix délibératives des représentants des citoyens&au Conseil d’Administration&? Participation active au moment de la rédaction des statuts de la nouvelle entité publique : Quel sera votre engagement?

Le Collectif «Eau du Pays de Rennes» demande:

– un bilan indépendant et exhaustif des années Véolia (sur le plan financier et sur l’état du réseau) et un complément d’étude indépendante pour établir les scénarii Régie possibles.

– des places délibératives& des représentants des usagers et des salariés des services de l’eau pour le contrôle des services de l’eau.

Une consultation citoyenne des usagers des communes concernées s’impose pour une telle décision concernant l’eau, notre bien commun. Le collectif continue à faire signer sa pétition sur www.collectif-eau-rennes.org

Le Collectif «Eau du Pays de Rennes» continuera d’œuvrer pour un passage en REGIE PUBLIQUE, seul réel gage d’une transparence de la gestion dans la durée par l’exercice d’une responsabilité directe.

 

Le collectif Pays de Rennes, pour une gestion publique de l’eau, est composé de forces associatives et politiques, et de citoyens qui ont adopté la charte&: ATTAC ; Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique ; Gauche Unitaire ; Nouveau Parti Anticapitaliste ; Parti de Gauche ; Europe Ecologie – Les Verts, Terre des Hommes France délégation 35, La Nature en ville, Les Jeunes Ecologistes de Rennes, Fondation Danièle Mitterrand, CGT Education Nationale 35, Peuples solidaires DD35, Gauche Anticapitaliste, UGICT-CGT Ville de Rennes, Ar Vuez

 

 

 

 

L’eau n’est pas une marchandise et nous devons garantir le droit d’accès à tous.

Elle est un élément nécessaire à la vie et à la santé de chacun, c’est un élément vital pour l’ensemble de l’environnement naturel, c’est un élément indispensable au fonctionnement des communautés humaines.& 40% de la population mondiale souffre déjà de pénurie d’eau. 1,5 milliard d’êtres humains n’a toujours pas accès à l’eau potable, tandis que &2.5 milliards ne bénéficient d’aucun service d’assainissement.

Aujourd’hui, l’eau est gaspillée par des modes de production agricoles et industriels d’autant moins respectueux de la ressource qu’ils bénéficient de tarifs dérisoires. Des entreprises privées tirent des profits énormes de la gestion de l’eau au détriment des usagers, de la collectivité, de l’environnement et des populations des pays pauvres à qui les multinationales veulent imposer leur modèle de gestion.

Les consommateurs, les citoyens doivent pouvoir contrôler la gestion de l’eau. Seul un service public de l’eau et de l’assainissement géré directement par les collectivités locales et les usagers citoyens permettra d’atteindre cet objectif.

Le tarif de l’eau doit garantir son accès à chacun.

A Rennes la production et la diffusion de l’eau sont confiées par la Mairie à la multinationale Véolia. La gestion de l’eau& par cette entreprise privée échappe au contrôle de la collectivité. Des charges étrangères à l’eau sont facturées et entraînent une surfacturation. L’entretien élémentaire des réseaux n’a pas toujours été assuré et représente des risques pour la santé (canalisations en plomb). La gestion par une entreprise privée payée sur son volume d’activité favorise le gaspillage de l’eau potable car plus on consomme, plus Véolia gagne de l’argent.

Il est inacceptable que des entreprises multinationales et leurs actionnaires s’enrichissent au dépens des besoins vitaux des populations des pays défavorisés et des classes sociales les plus démunies chez nous.

Nos revendications :

  • l’eau payée à son juste prix accessible à tous à l’abri des spéculations financières
  • la transparence des coûts de l’eau
  • le contrôle par les citoyens de la gestion de l’eau
  • le respect des usagers et le refus de toute coupure de l’eau aux habitants ayant des difficultés à payer leurs factures
  • la protection de nos ressources d’eau et que les économies d’eau deviennent une priorité

Pour atteindre ces objectifs, il faut à Rennes la mise en régie de la gestion l’eau et la création d’une structure de contrôle associant les habitants, associations et syndicats.

Nous demandons un grand débat public permettant à tous les rennais et rennaises de se faire leur propre opinion et pour qu’ils puissent donner leur avis lors d’un référendum.

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Solidarité avec les salarié de Véolia licenciés s’ils refusent de couper l’eau

L’eau est un droit humain !

        Veolia a licencié un salarié

        qui refusait de faire des coupures!!!!

L’eau est un droit humain !
Pour Veolia c’est une marchandise !

Veolia a licencié un salarié qui refusait de faire des coupures brutales d’eau aux familles Avignonnaises.

Alors que Marc a toujours favorisé le dialogue avec les abonnés du service de l’eau lors de situations de contentieux, avec la latitude de gestion indiquée par sa hiérarchie, aujourd’hui cette même direction lui reproche de ne pas couper systématiquement chaque abonné en impayé.

Marc préférait négocier avec les usagers en leur indiquant les marches à suivre pour éviter la coupure, il a également longtemps milité pour laisser un accès minimal à l’eau en préférant la pose d’une pastille percée au compteur limitant le débit pour un minimum vital, à la coupure brutale.

Marc vivait mal cette activité qui lui a été imposée depuis 2005, et il avait demandé à changer d’activité à plusieurs reprises. Ces demandes ont toujours été vaines, refusées par les directions locales qui se sont succédées depuis 2005.

Signons maintenant cette pétition pour demander la réintégration de Marc, pour dire stop aux coupures d’eau et oui à la pose des pastilles de réduction de débit !

Pour SIGNER la pétition cliquez sur le lien!!!

http://virepourledroitaleau.fr/

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Le Collectif se félicite de la fin de la DSP à Véolia, et maintien sa revendication d’une Régie

Après les décisions du conseil municipal de Rennes et du SMPBR de sortir de la délégation de service public confiée à Véolia pour créer une Société Publique Locale de production d’eau potable sur le bassin rennais, et de distribution-facturation sur la ville de Rennes, le collectif eau du Pays de Rennes a décidé de continuer à agir pour que cette SPL se rapproche le plus possible de la forme Régie Publique que nous continuons de revendiquer.

Nous souhaitons que les statuts et les décisions concernant cette nouvelle entité ne reste pas l’apanage de quelques experts et qu’un véritable débat public s’instaure sur cette nouvelle étape.

Les Sociétés publiques locales peuvent déléguer plus facilement tout ou partie de leurs services, pas de contrat, pas de contrôle du conseil municipal. Nous souhaitons que la totalité des services soient internalisés y compris le service clientèle.

Nous sommes attachés à la participation des citoyens dans la gestion des biens communs. Nous proposons que les membres de la CCSPL nouvelle version aient un poids politique incontournable, et que les actionnaires publics de la SPL ne puissent pas prendre de décisions sans avoir construit le consensus en amont avec des représentants d’usagers, de salariés et d’associations environnementales.

Cela suppose un accès libre aux données administratives, et aux comptes de la SPL. Tous les ans, les comptes doivent être ouverts. Cette transparence doit être aussi possible sur l’état actuel du réseau. Il faut un bilan exact des réseaux au moment de la sortie de délégation, ainsi qu’un bilan financier de cette délégation.

Nous sommes aussi attachés à la préservation de la ressource. Cet objectif doit être pleinement pris en compte dans le cahier des charges de la SPL : protection des zones de captage, développement de l’agriculture biologique, maintien des petites unités de production, abandon du gigantesque aspirateur à eau depuis le barrage d’Arzal…..

Concernant la politique des tarifs, nous proposons que les 1ers mètres cube soient gratuits, que les tarifs soient progressifs pour favoriser un usage économe de l’eau et que le prix du mètre cube soit calculé de façon la plus juste possible en permettant les investissements nécessaires pour le développement et l’entretien du réseau.

Enfin nous souhaitons qu’il y ait une réelle volonté politique d’élargir la SPL dans le domaine de la distribution-facturation à d’autres communes et d’autres syndicats, même si la décision du SIAEP NORD constitue un obstacle à cet objectif.

Il s’agit bien pour nous à terme, de construire les bases d’une régie publique intercommunale.

Le collectif eau du pays de Rennes

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

WATER MAKES MONEY & VEOLIA

Soirée de soutien organisée par le Collectif Eau au protagonistes du Film Water Makes Money

le 14 février à 20h00 – Bar le 1675 – rue Legraverend à Rennes

Le 14 février 2013 à 13h30 au Palais de Justice de Paris s’ouvrira le procès en diffamation intenté par le groupe Veolia contre le film Water Makes Money (voir lien ci-contre)
Toutefois, seuls l’association La Mare aux canards (http://www.lamare.org),&distributeur français du film, et Jean-Luc Touly, cadre de Veolia et protagoniste central du film, sont poursuivis. La procédure judiciaire du groupe contre les auteurs du film Water Makes Money – les réalisateurs Leslie Franke et Herdolor Lorenz – s’est en effet brisée contre le fait que la filiale allemande de Veolia a renoncé à déposer une plainte en Allemagne.

Le procès débutera par la projection du film. Veolia se dit diffamé par le film et a déposé plainte le 28 septembre 2010. Déjà, avant la première de Water Makes Money, un risque d’interdiction de la sortie du film via l’obtention d’une ordonnance provisoire existait. L’équipe du film a pallié ce danger en organisant une première simultanée dans 150 villes européennes. Le film a pu atteindre un large public et a été projeté publiquement près de 1000 fois. ARTE l’a programmé plusieurs fois et une nouvelle diffusion est prévue pour le 12 février prochain à 22H.

Veolia n’a pas pu empêcher le film et ce sont aujourd’hui La Mare aux canards, petite association qui n’est pas responsable du contenu du film mais uniquement de sa diffusion en France, et évidemment Jean-Luc Touly – qui s’est déjà battu dans beaucoup de procès avec son employeur et les a tous gagnés – qui sont envoyés devant le Tribunal correctionnel.

Lors de l’audience du 14 février 2013, Veolia contestera très probablement l’affirmation de Jean-Luc Touly selon laquelle le groupe lui aurait proposé un million d’euros pour qu’il renonce à publier son livre « L’eau des multinationales : Les vérités inavouables». Les autres passages poursuivis concernent l’utilisation du terme « corruption » et nullement les faits apparaissant dans le film.

La loi allemande empêche d’attaquer les protagonistes et le distributeur du film, seuls les réalisateurs pouvant être poursuivis. Or le groupe ne l’ose pas. Jean-Luc Touly et La Mare aux canards sont menacés de fortes demandes de dommages et intérêts. Et même s’ils sont relaxés en première instance, un groupe comme Veolia pourrait sans problème expédier la procédure à travers toutes les instances possibles…

Pour éviter cela, nous avons besoin entre autres d’un public aussi grand que possible !

– Toute information diffusée dans n’importe quel média, avant ou après le procès, pourra nous aider.
– Suivez l’exemple d’ARTE en organisant de nouvelles projections du film à l’occasion du procès.

Contribuez à ce que le procès du film, Water Makes Money, le 14 février, se déroule sous la surveillance d’un public le plus important possible.

 

L’équipe de Water Makes Money vous remercie

 

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire